Journal Jeanbrun #1 — On se lance : pourquoi on a décidé d'investir
Marc lit un article sur le Jeanbrun fin février. En un week-end, lui et Sophie analysent, calculent, hésitent — et décident d'investir. Le récit de notre déclic.
C'est un vendredi soir de fin février. Marc est affalé dans le canapé, son téléphone à la main, pendant que Sophie corrige des copies au bureau du salon. Rien d'exceptionnel — sauf que ce soir-là, un article sur le dispositif Jeanbrun lui tombe dessus par hasard, via un lien partagé dans un groupe Facebook de parents d'élèves. Il commence à lire distraitement. Dix minutes plus tard, il n'a toujours pas posé son téléphone.
Ce récit, c'est le nôtre. Celui de deux quadragénaires parisiens — Marc, 42 ans, responsable marketing, et Sophie, 39 ans, professeure — qui ont décidé de transformer une lecture tardive un vendredi soir en premier investissement immobilier. Avec toutes les questions, les doutes, les erreurs évitées et les leçons apprises.
Le déclic de Marc
Marc a une relation compliquée avec la fiscalité. Il sait que leur foyer paie des impôts, beaucoup d'impôts, mais il n'a jamais vraiment pris le temps de calculer précisément. Ce soir-là, il sort la calculette.
Leurs revenus imposables : 55 000€ (Marc) + 40 000€ (Sophie) = 95 000€ bruts imposables. Avec 2,5 parts fiscales (lui, elle, leur fils de 8 ans), le quotient familial donne 95 000 / 2,5 = 38 000€ par part. Résultat : ils sont bien dans la tranche à 41%. L'impôt sur le revenu du foyer tourne autour de 6 500€ par an.
Il lit l'article encore une fois. Le mécanisme Jeanbrun permettrait de déduire un amortissement comptable sur les revenus fonciers, réduisant artificiellement la base imposable — et donc l'impôt. Ce n'est pas une niche fiscale comme les autres. Ce n'est pas une réduction directe de l'IR. C'est plus subtil : on construit du patrimoine en transformant une partie de l'impôt qu'on aurait de toute façon payé.
"Sophie ?" Il se lève.
"Quoi, je corrige là."
"Viens voir un truc. Juste deux minutes."
Sophie pose son stylo rouge avec la résignation de quelqu'un qui sait que "deux minutes" veut dire vingt.
Le week-end de recherche
Le samedi matin, le café encore fumant, ils ouvrent ensemble guidejeanbrun.fr. Marc a imprimé l'article de la veille. Sophie a sorti un carnet. Ils sont dans cet état particulier — entre curiosité et scepticisme — que les bonnes décisions financières demandent.
Marc fait une première simulation sur le simulateur. Il entre les paramètres : T2 à Lyon, 230 000€, niveau social (ce qui donne un amortissement plus fort). Le résultat tombe : économie estimée d'environ 2 130€ par an sur l'IR, grâce à un déficit foncier généré par l'amortissement. Sur 20 ans, c'est plus de 42 000€ d'économies fiscales — sans compter la valorisation du bien et les loyers perçus.
Sophie lit par-dessus son épaule. Elle fronce les sourcils.
"C'est trop beau. Y a forcément un piège quelque part."
Marc sourit. C'est exactement la bonne question. Et c'est pourquoi ils passent l'après-midi entier à chercher ce piège.
Ils lisent chaque page du guide. Le mécanisme des amortissements Jeanbrun, le régime réel, les charges déductibles, les plafonds de loyers. Et puis, au détour d'un article, ils trouvent ce qu'ils cherchaient.
Le piège qu'ils identifient
La réintégration des amortissements à la revente. Voilà le loup.
Dans le dispositif Jeanbrun, chaque année, vous déduisez un amortissement de vos revenus fonciers. Cet amortissement réduit votre base imposable et vous fait économiser de l'IR. Mais il y a une contrepartie : si vous vendez le bien un jour, les amortissements déduits pendant la période de location sont réintégrés dans le calcul de la plus-value imposable. Concrètement, votre prix d'acquisition fiscal est diminué du cumul des amortissements déduits.
Marc lit l'article `/fiscalite-revente` en entier, deux fois. Il fait les calculs sur son carnet. Si on achète 235 000€, qu'on amortit 8 400€/an pendant 9 ans (durée minimale d'engagement), ça fait 75 600€ d'amortissements cumulés. Si on revend à 260 000€ au bout de 9 ans, la plus-value imposable ne serait pas 25 000€ mais plutôt 100 600€. L'addition fiscale à la sortie peut être sévère.
"Alors c'est ça le piège," dit Sophie.
"C'est ça. Mais la solution est assez claire : on ne revend pas dans 9 ans."
Ils échangent un regard. Leur fils aura 17 ans dans 9 ans. Eux en auront 51 et 48. La retraite, c'est dans 20-25 ans. Si l'objectif c'est de construire un complément de revenu pour la retraite — pas de faire une plus-value rapide — alors la réintégration n'est pas vraiment un problème. On garde minimum 20 ans, les abattements pour durée de détention s'appliquent sur la plus-value hors amortissements, et le bien a eu le temps de s'apprécier significativement.
"On ne revendra pas à 9 ans," dit Marc. "On garde minimum 20 ans pour la retraite."
"D'accord. Montre-moi encore la simulation."
La décision
Le dimanche soir, à 22h30, après avoir passé le week-end à lire, calculer, questionner et recalculer, Marc et Sophie ont pris leur décision. Ils vont investir.
Ce n'est pas un coup de tête. Ils ont identifié le mécanisme, compris le piège principal et sa solution, et la simulation donne des chiffres cohérents. Leur situation est taillée pour ça : TMI à 41%, revenus stables (fonctionnaire + CDI), endettement maîtrisé (850€/mois pour le crédit de la résidence principale, 12 ans restants), épargne de 35 000€ disponible.
Ils posent leurs critères :
- Budget maximum : 250 000€ (pour garder une marge de manœuvre)
- Cible : T2 neuf en zone A — Lyon ou Bordeaux, villes qu'ils connaissent un peu et dont la demande locative est forte
- Niveau social pour maximiser l'amortissement Jeanbrun et donc l'économie fiscale
- Promoteur solide — pas question de prendre un risque sur un acteur inconnu en VEFA
- Livraison dans 18 mois maximum — ils ne veulent pas attendre 3 ans
"C'est quand même bizarre comme week-end," dit-elle.
"Ouais. On vient peut-être de décider d'acheter un appartement à Lyon."
"Peut-être."
Mais dans la façon dont elle dit "peut-être", Marc entend "oui".
Ce que ça change concrètement
Pour être précis sur les chiffres, voici ce que la simulation initiale donne pour leur profil :
Avec un T2 à 235 000€ en niveau social, l'amortissement annuel Jeanbrun est d'environ 8 460€. En ajoutant les charges déductibles (taxe foncière, frais de gestion, intérêts d'emprunt), le déficit foncier annuel estimé est d'environ 5 200€. À 41% de TMI, l'économie d'IR est d'environ 2 130€ par an.
Autrement dit : 177€ par mois d'économie fiscale. Ce n'est pas rien quand les mensualités du crédit investissement seront d'environ 1 223€ et que le loyer encaissé sera d'environ 560€/mois.
L'effort d'épargne mensuel net — crédit + charges - loyer - économie fiscale — sera d'environ 350-400€ par mois. Soit à peu près le prix d'un bon restaurant parisien deux fois par mois. Pour bâtir un patrimoine de 235 000€.
Sophie, professeure, a le sens des proportions. "C'est pas si fou en fait."
"Non. C'est pas si fou."
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Ce qu'on a appris (épisode 1)
Le Jeanbrun n'est pas une réduction d'impôt directe
C'est un mécanisme d'amortissement qui génère un déficit foncier, lequel réduit votre base imposable. Différent du Pinel (réduction d'impôt) — plus flexible, mais plus technique à comprendre.
La réintégration des amortissements à la revente est le point de vigilance n°1
Si vous revendez tôt, les amortissements déduits sont réintégrés dans le calcul de la plus-value. La solution : stratégie de conservation longue (20 ans minimum), cohérente avec un objectif retraite.
Simuler AVANT de chercher un bien, pas l'inverse
Trop d'investisseurs tombent amoureux d'un programme puis cherchent à justifier les chiffres. Faites l'inverse : simulez d'abord, posez vos critères, puis cherchez le bien qui correspond.
Votre TMI est votre meilleur allié
À 41%, chaque euro de déficit foncier vous économise 0,41€ d'IR. Plus votre tranche est haute, plus le Jeanbrun est efficace.
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La semaine suivante, Marc appelle son conseiller bancaire du Crédit Agricole pour prendre rendez-vous. Il prépare un dossier. L'aventure commence vraiment.
La suite dans l'épisode 2 : le rendez-vous chez le banquier — qui ne connaissait pas le Jeanbrun.
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Amortissement, déficit foncier, économie d'impôt sur 9 ans.