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Expatriés et non-résidents : comment les CGP peuvent développer cette niche avec le Jeanbrun

CGP : comment prospecter les expatriés français et non-résidents pour leur proposer le dispositif Jeanbrun ? Approche commerciale, aspects fiscaux et stratégie de niche complète.

18 mars 202610 min de lecturePar Jeanbrun

# Expatriés et non-résidents : comment les CGP peuvent développer cette niche avec le Jeanbrun

Les expatriés français sont une niche que la plupart des CGP ignorent — parce qu'elle semble complexe, éloignée et difficile à prospecter. C'est exactement pour ça qu'elle est si peu concurrentielle. Et c'est exactement pour ça que tu devrais t'y intéresser.

En 2026, il y a environ 3,5 millions de Français immatriculés à l'étranger (chiffre Ministère des Affaires Étrangères), auxquels s'ajoutent autant de Français non immatriculés mais vivant hors de France. Parmi eux, des cadres supérieurs, des dirigeants de filiales, des profils tech à hauts salaires — beaucoup avec un patrimoine à gérer en France, des liens familiaux forts avec l'Hexagone et une volonté de revenir dans 5 à 10 ans.

Le dispositif Jeanbrun ouvre des opportunités spécifiques pour ce segment. Ce guide t'explique comment les identifier, les approcher et les convertir.

Comprendre la fiscalité de l'expatrié français

Avant d'approcher un expatrié, il faut maîtriser sa situation fiscale. Elle est différente de celle d'un résident fiscal français, et c'est souvent une source de confusion — et d'opportunités.

Non-résident fiscal français : la règle de base

Un Français vivant à l'étranger perd généralement sa résidence fiscale française dès lors qu'il réunit les critères du pays d'accueil (foyer fiscal principal, activité professionnelle principale, centre des intérêts économiques). À ce titre, il n'est pas soumis à l'impôt sur le revenu français sur ses revenus étrangers — il est imposé sur ses revenus de source française uniquement.

Ce qui reste imposable en France pour un non-résident :

  • Les revenus fonciers (loyers d'un bien immobilier en France)
  • Les plus-values immobilières sur des biens en France
  • Les dividendes et intérêts de source française (selon conventions fiscales)
  • Les pensions de retraite de source française

Les conventions fiscales bilatérales

La France a signé des conventions fiscales avec plus de 130 pays pour éviter la double imposition. Ces conventions déterminent quel État a le droit d'imposer chaque type de revenu. La maîtrise des principales conventions (Suisse, Belgique, Émirats, Royaume-Uni, USA, Allemagne, Luxembourg) est indispensable pour conseiller des expatriés en toute confiance.

L'imposition des revenus fonciers du non-résident

C'est le point clé pour le dispositif Jeanbrun. Un non-résident qui possède un bien locatif en France est imposé sur ses revenus fonciers selon les règles suivantes :

  • Taux minimum de 20% applicable sur les revenus nets fonciers (sauf si le contribuable prouve que son taux moyen d'imposition en France serait inférieur)
  • Prélèvements sociaux au taux de 17,2% — sauf exonération pour les résidents de l'EEE ou de pays avec convention spécifique
L'opportunité Jeanbrun pour les non-résidents : Le dispositif Jeanbrun permet de créer un déficit foncier imputable sur les revenus fonciers, réduisant l'assiette imposable. La déduction d'amortissement (3,5 à 5,5%/an sur 80% du prix) crée chaque année un déficit structurel qui réduit, voire annule, les revenus fonciers imposables.

Exemple concret : Un expatrié à Dubaï, cadre dirigeant, possède un appartement à Paris en location qui génère 18 000 € de revenus fonciers bruts. Sans Jeanbrun : imposition à 20% + prélèvements sociaux = ~6 000-7 000 € d'impôt annuel.

Avec un investissement Jeanbrun de 250 000 € en parallèle, générant 13 000 € d'amortissement annuel + 4 000 € de charges déductibles : le revenu foncier net global tombe à zéro ou en négatif. L'économie fiscale peut atteindre 6 000 à 7 000 € annuels.

Qui sont les expatriés à cibler ?

Tous les expatriés ne sont pas égaux devant ce dispositif. Voici les profils les plus pertinents.

L'expatrié qui a gardé un bien en France

C'est le profil idéal pour le Jeanbrun. Il a un appartement parisien ou dans une grande ville, mis en location pendant son expatriation. Il génère des revenus fonciers en France, soumis à une fiscalité qu'il subit sans comprendre vraiment. Il cherche à optimiser sa situation tout en gardant son ancrage immobilier français.

Le cadre expatrié avec un fort salaire local

Dans des pays à fiscalité avantageuse (Émirats, Qatar, Singapour, Hong Kong), des cadres français touchent des salaires nets de 200 000 à 400 000 € équivalent. Ils ont une capacité d'épargne importante. Investir en France via le Jeanbrun leur permet de construire un patrimoine immobilier en vue de leur retour, tout en diversifiant un patrimoine souvent trop concentré en liquidités ou en actifs financiers.

Le Français de l'étranger qui prépare son retour

À 45-50 ans, beaucoup d'expatriés commencent à envisager leur retour en France. Ils veulent se constituer une base immobilière, retrouver une résidence principale, et générer des revenus complémentaires pour le jour où ils redeviendront résidents fiscaux français (et retrouveront un TMI élevé).

Le binational ou expatrié long terme

Certains Français ont quitté la France il y a 15 ou 20 ans. Ils ont des enfants scolarisés à l'étranger, un patrimoine mixte franco-étranger. Leurs enjeux sont davantage tournés vers la transmission intergénérationnelle que vers l'optimisation fiscale à court terme.

Canaux de prospection : où trouver les expatriés ?

Les associations d'expatriés et réseaux d'alumni

La plupart des grandes villes mondiales accueillant des communautés françaises importantes ont leurs réseaux : FrancoIS (Islington), Club des Français de Dubaï, French Morning, FUSAC. Ces communautés sont accessibles via les réseaux sociaux et organisent des événements réguliers.

Une stratégie qui fonctionne : devenir l'interlocuteur CGP référent d'une communauté d'expatriés dans une ville (Genève, Dubaï, Londres, Singapour, New York). Un groupe Facebook ou LinkedIn de Français expatriés dans une ville peut rassembler 5 000 à 20 000 personnes. Partager régulièrement du contenu utile (fiscalité immobilière française, dispositifs d'investissement, conseils pour le retour en France) te positionne naturellement comme expert.

LinkedIn : la prospection géographique ciblée

LinkedIn Sales Navigator permet de filtrer par localisation géographique + nationalité (critère "Langues" pour les profils en français) + fonction. Tu peux cibler des "French-speaking Senior Manager in Dubai" ou "Directeur régional basé à Singapour" de manière très précise.

Script de connexion LinkedIn adapté aux expatriés :

"Bonjour [Prénom], je vois que vous êtes basé(e) à [ville] depuis quelques années. Je suis CGP indépendant spécialisé dans l'accompagnement patrimonial des Français de l'étranger — notamment pour optimiser la fiscalité sur les biens immobiliers en France et préparer un éventuel retour. Le dispositif Jeanbrun, entré en vigueur en 2026, ouvre des opportunités intéressantes pour les non-résidents. Serions-nous disponibles pour un échange de 20 minutes en visio ?"

Les avocats et experts-comptables spécialisés en fiscalité internationale

Ces professionnels ont des clients expatriés par définition. Un avocat fiscaliste international, un expert-comptable qui travaille avec des sociétés ayant des salariés détachés à l'étranger — ce sont des prescripteurs naturels pour tes services. Construis ces relations au même titre que tes relations avec les comptables généralistes.

Les conciergeries et property managers

Les expatriés qui ont un bien en France en confient souvent la gestion à une agence ou une conciergerie. Ces intermédiaires sont en contact permanent avec des propriétaires non-résidents qui ont souvent des questions patrimoniales. Un partenariat discret avec 2 ou 3 agences de gestion locative peut générer des leads réguliers.

L'argumentaire Jeanbrun spécifiquement adapté aux expatriés

L'argument principal : réduire la fiscalité sur les revenus fonciers français

Pour un non-résident imposé à 20% minimum sur ses revenus fonciers + prélèvements sociaux, le Jeanbrun est un outil de réduction fiscale direct et puissant. L'amortissement créé chaque année vient s'imputer sur les revenus fonciers et réduit mécaniquement l'assiette imposable.

Utilise notre simulateur Jeanbrun pour montrer l'impact chiffré en temps réel pendant le rendez-vous visio.

L'argument secondaire : préparer le retour en France

"Dans combien d'années pensez-vous rentrer en France ?" C'est souvent la question qui déverrouille la conversation. Quand le prospect répond "dans 5 à 8 ans", tu peux enchaîner : "Alors commençons dès maintenant. Un investissement Jeanbrun aujourd'hui sera pleinement amorti dans 9 ans. Et à votre retour, vous aurez un patrimoine immobilier en France qui génère des revenus, avec une imposition réduite pendant toute la période d'expatriation."

L'argument de diversification

Beaucoup d'expatriés dans des pays à forte instabilité géopolitique ou juridique (Moyen-Orient, Afrique, Asie du Sud-Est) recherchent un ancrage patrimonial sécurisé en France. L'immobilier français, encadré, réglementé, adossé à un dispositif légal, est une réponse à cette demande.

Ce qu'il faut vérifier avant de proposer

Avant de recommander le Jeanbrun à un non-résident, vérifie systématiquement :

  • La convention fiscale applicable entre la France et son pays de résidence (pour les revenus fonciers)
  • Son statut exact (non-résident fiscal ou frontalier ?)
  • La capacité de financement en France (les banques françaises prêtent-elles aux non-résidents ? Oui, mais sous conditions)
  • L'existence d'autres revenus fonciers en France déjà imposés
Ces vérifications te positionnent comme un expert rigoureux — et elles permettent d'éviter les mauvaises surprises. Pour aller plus loin sur les opportunités du dispositif Jeanbrun, consulte notre page dédiée au dispositif.

Le rendez-vous type avec un expatrié

La quasi-totalité de tes rendez-vous avec des expatriés se feront en visioconférence. C'est une opportunité : pas de contrainte géographique, mais une exigence de qualité de présentation.

Durée recommandée : 60 à 75 minutes pour un premier bilan patrimonial.

Structure :

  • Situation actuelle (15 min) : revenus, patrimoine en France et à l'étranger, situation familiale, retour envisagé
  • Enjeux identifiés (10 min) : fiscalité des revenus fonciers, constitution patrimoniale, préparation du retour
  • Présentation du Jeanbrun (20 min) : mécanisme, avantages spécifiques au non-résident, simulation sur leur situation
  • Questions/objections (15 min) : financement, gestion locative à distance, risques
  • Prochaines étapes (5 min) : simulation détaillée, mise en relation avec partenaires promoteurs
  • Outil clé pour ce rendez-vous : le simulateur Jeanbrun en partage d'écran. L'impact visuel de la courbe d'économie fiscale sur 9 ans est souvent décisif.

    Les objections spécifiques des expatriés

    "Je ne veux pas gérer un bien à distance." Réponse : "Le Jeanbrun porte uniquement sur des immeubles collectifs neufs avec gestionnaire. Vous n'avez rien à gérer — le promoteur livre un bien en état, vous confiez la gestion à une agence locative professionnelle. Votre seul rôle : recevoir les loyers et la réduction d'impôt."

    "Les banques françaises vont-elles me prêter ?" Réponse : "Oui, mais les conditions sont plus strictes qu'en résidence principale. Il faut généralement 20 à 30% d'apport et justifier de revenus stables. Je travaille avec des courtiers spécialisés en financement non-résident — je peux vous mettre en relation."

    "Est-ce que ce dispositif s'applique vraiment aux non-résidents ?" Réponse : "Le dispositif Jeanbrun s'applique aux contribuables français sans restriction de résidence. Ce qui change pour vous, c'est la fiscalité applicable à vos revenus fonciers — imposés en France dans tous les cas. Et c'est précisément là que le Jeanbrun est le plus efficace."

    Pour d'autres approches de prospection, consulte notre article sur comment trouver des clients comme CGP indépendant.

    Conclusion

    La niche des expatriés et non-résidents est une des plus prometteuses pour un CGP indépendant qui joue la différenciation. Peu de concurrents s'y positionnent clairement. Les besoins sont réels et souvent non couverts. Et le dispositif Jeanbrun s'y adapte parfaitement pour ceux qui ont des revenus fonciers en France à optimiser.

    La clé : maîtriser les fondamentaux fiscaux spécifiques aux non-résidents, construire une présence dans les communautés d'expatriés et offrir un premier rendez-vous en visio impeccable. Les clients satisfaits dans ce segment sont également excellents prescripteurs dans leurs réseaux de compatriotes.

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