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Bail location 2026 : nouveautés d'octobre, IRL T3 et encadrement

Bail location 2026 nouveautés : nouveau contrat type au 1er octobre, IRL T3 à +1,57 %, encadrement des loyers prolongé. Ce que doit faire le bailleur.

JBPar Équipe Guide Jeanbrun21 octobre 2026

Les nouveautés 2026 du bail de location se concentrent sur l'automne : depuis le 1er octobre 2026, les baux de résidence principale doivent suivre de nouveaux contrats types, l'INSEE a publié le 15 octobre un indice de référence des loyers (IRL) du 3e trimestre en hausse de 1,57 %, et le Parlement se bat contre la montre pour prolonger l'encadrement des loyers, qui doit s'éteindre fin novembre faute de loi. Pour un propriétaire bailleur, c'est le bon moment pour revoir ses modèles de bail et ses révisions de loyer.

Ces changements ne bouleversent pas le fond du droit locatif, mais ils ont des conséquences très concrètes : une clause oubliée, une révision mal calculée ou un loyer au-dessus du plafond local peuvent coûter cher. Ils concernent aussi directement les investisseurs du dispositif Jeanbrun, dont le bail doit en plus respecter un plafond de loyer propre au niveau choisi.

Dans ce guide, vous allez découvrir ce que change le décret du 6 juillet 2026 sur les contrats types, comment appliquer l'IRL du 3e trimestre 2026 avec un exemple chiffré, où en est l'encadrement des loyers, ce qu'il faut savoir sur le gel des loyers des passoires thermiques, la liste des mentions obligatoires d'un bail en 2026, et enfin comment articuler toutes ces règles avec un bail Jeanbrun.

L'essentiel en 30 secondes
  • Nouveau contrat type obligatoire pour les baux de résidence principale signés ou renouvelés depuis le 1er octobre 2026 (décret n° 2026-596 du 6 juillet 2026) ; les baux en cours ne sont pas à refaire.
  • IRL du 3e trimestre 2026 : 148,06, soit +1,57 % sur un an (publication INSEE du 15 octobre 2026).
  • Encadrement des loyers : le Sénat a voté le 21 octobre une prolongation de deux ans (jusqu'en novembre 2028) ; l'Assemblée doit encore l'adopter avant le 23 novembre.
  • Logements classés F ou G : toujours aucune hausse de loyer possible, ni révision, ni augmentation à la relocation.
  • En Jeanbrun, le loyer doit respecter à la fois le plafond du dispositif et, le cas échéant, l'encadrement local : c'est le plus bas qui s'applique.

Qu'est-ce qui change dans le bail de location au 1er octobre 2026 ?

Le décret n° 2026-596 du 6 juillet 2026, publié au Journal officiel du 7 juillet, met à jour les contrats types de location prévus par la loi du 6 juillet 1989. Les modèles précédents dataient de 2015 et n'avaient pas intégré plusieurs réformes votées depuis. Le décret réécrit deux annexes : le contrat type de location vide et celui de location meublée, qui servent aussi pour la colocation à bail unique.

Quels baux sont concernés ?

Les nouveaux modèles s'appliquent aux baux de résidence principale conclus ou renouvelés à partir du 1er octobre 2026. Les baux en cours ne changent pas : vous n'avez pas à faire signer d'avenant à vos locataires actuels. Leurs clauses, y compris le délai de leur clause résolutoire, continuent de s'appliquer jusqu'au renouvellement. Un second volet, purement rédactionnel, concerne les annexes relatives aux aides personnelles au logement et certaines collectivités d'outre-mer à compter du 1er janvier 2027.

La clause résolutoire intégrée au modèle

Principale évolution visible : le modèle de bail vide contient désormais une clause résolutoire en cas de non-paiement du loyer, des charges ou du dépôt de garantie. Elle produit effet six semaines après un commandement de payer resté infructueux, au lieu de deux mois auparavant. Ce délai n'est pas nouveau en droit : il résulte de la loi du 27 juillet 2023 visant à protéger les logements contre l'occupation illicite. Mais le modèle de 2015 ne le mentionnait pas, ce qui créait une source d'erreurs. Attention, la résiliation reste à faire constater par le juge pour obtenir l'expulsion, et le locataire peut demander des délais de paiement.

La servitude de résidence principale

Le contrat type permet désormais de mentionner que le logement est soumis à une servitude de résidence principale. Ce mécanisme, issu de la loi du 19 novembre 2024 sur les meublés de tourisme, permet aux communes de réserver certaines constructions neuves à la résidence principale dans des secteurs délimités par le plan local d'urbanisme. Lorsque le logement est concerné, la mention est obligatoire, et le bailleur peut ajouter une clause de résiliation si le locataire n'occupe pas le bien à titre principal.

Les autres ajustements

Une rubrique facultative permet d'indiquer le numéro de téléphone portable du bailleur et du locataire (ou de chaque colocataire). Le modèle rappelle aussi les autres clauses résolutoires possibles : défaut d'assurance habitation, troubles de voisinage constatés par une décision de justice définitive. Le décret ne modifie en revanche aucune règle de fond : durée du bail, dépôt de garantie, congé et charges récupérables restent inchangés.

ÉlémentAvant le 1er octobre 2026Depuis le 1er octobre 2026
Modèle applicableContrats types de 2015Contrats types réécrits (décret n° 2026-596)
Clause résolutoire pour impayésAbsente du modèle (obligatoire depuis 2023)Intégrée, délai de 6 semaines
Servitude de résidence principaleNon prévueMention obligatoire si le logement est concerné
Téléphone du bailleur et du locataireNon prévuRubrique facultative
Baux en coursInchangésInchangés jusqu'au renouvellement

Comment appliquer l'IRL du 3e trimestre 2026 ?

L'indice de référence des loyers, publié chaque trimestre par l'INSEE, plafonne la révision annuelle des loyers d'habitation. Le 15 octobre 2026, l'INSEE a publié l'IRL du 3e trimestre 2026 : 148,06, en hausse de 1,57 % sur un an, après +1,15 % au trimestre précédent. C'est la plus forte progression annuelle depuis fin 2024.

Les dernières valeurs de l'IRL

TrimestreIRL métropoleVariation sur un anIRL DOM (art. 73)IRL Corse
T3 2026148,06+1,57 %145,21143,80
T2 2026148,37+1,15 %146,94146,22
T1 2026146,60+0,78 %143,78142,38
T4 2025145,78+0,79 %142,98141,59
T3 2025145,77+0,87 %142,97141,58
La prochaine publication, celle du 4e trimestre 2026, est prévue le 15 janvier 2027.

Quel trimestre utiliser ?

Le trimestre de référence est celui indiqué dans le bail. À défaut, c'est le dernier IRL publié à la date de signature. Si votre bail se réfère au 3e trimestre, vous comparez l'IRL du T3 2026 (148,06) à celui du T3 2025 (145,77). Si votre bail se réfère à un autre trimestre, c'est ce trimestre qu'il faut prendre, même si un indice plus récent est disponible.

La formule de révision

La formule est la suivante : nouveau loyer = loyer actuel × (nouvel IRL / IRL de l'année précédente), pour le même trimestre. La révision n'est possible que si le bail contient une clause de révision. Elle n'est pas automatique : le bailleur dispose d'un an après la date anniversaire pour la demander, et elle n'est pas rétroactive. Une demande tardive ne prend effet qu'à sa date.

Exemple de révision au 1er novembre 2026

Sophie loue un T3 en location vide depuis le 1er novembre 2024. Son bail prévoit une révision à chaque date anniversaire sur la base de l'IRL du 3e trimestre. Après la révision de novembre 2025, le loyer est de 907,85 € hors charges.

  • Calcul : 907,85 × 148,06 / 145,77 = 922,11 €.
  • Hausse : 14,26 € par mois, soit environ 171 € par an.
Si le logement de Sophie était classé F ou G au DPE, cette révision serait interdite (voir plus bas). Et si le bien est en zone d'encadrement, la révision annuelle prévue au bail reste en principe possible en cours de bail ; c'est surtout à la signature, au renouvellement et à la relocation que le loyer de référence majoré s'impose.

L'encadrement des loyers est-il prolongé après novembre 2026 ?

L'encadrement du niveau des loyers a été créé à titre expérimental par la loi ELAN de 2018 (article 140), pour cinq ans, puis prolongé à huit ans par la loi 3DS de 2022. Sans nouvelle loi, l'expérimentation prend fin le 23 novembre 2026 (la Cour des comptes retient le 24 novembre).

Le vote du Sénat du 21 octobre 2026

Le 21 octobre 2026, le Sénat a adopté par 325 voix contre 17 la proposition de loi « pour retrouver la confiance et l'équilibre dans les rapports locatifs ». Il a écarté la pérennisation votée par l'Assemblée et retenu une prolongation de deux ans, ce qui porterait l'expérimentation à dix ans, soit jusqu'en novembre 2028. La prolongation ne vaut que pour les collectivités déjà engagées : aucune nouvelle ville ne pourra entrer dans le dispositif. Le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, a soutenu cette version resserrée.

Ce qui reste à faire

Le texte n'est pas en procédure accélérée. Pour être applicable avant l'échéance, l'Assemblée nationale doit l'adopter sans modification, faute de quoi il repartirait au Sénat. Le calendrier parlementaire est très chargé par les budgets de l'État et de la Sécurité sociale. Il n'est donc pas exclu que l'encadrement s'interrompe quelques jours ou semaines. Le texte du Sénat contient d'autres mesures à surveiller : un délai d'un an (au lieu de trois mois) pour contester un complément de loyer, et une déclaration aux impôts des loyers hors charges, compléments compris, à partir du 1er janvier 2027.

Les territoires concernés

Selon le rapport du Sénat, l'encadrement concerne 70 communes réparties dans neuf intercommunalités, soit environ 1,2 million de ménages locataires.

TerritoireCommunes concernées
ParisParis
Plaine CommuneSaint-Denis, Aubervilliers, Saint-Ouen et autres communes de l'EPT
Est EnsembleMontreuil, Bagnolet, Pantin et autres communes de l'EPT
Métropole européenne de LilleLille, Hellemmes, Lomme
Métropole de LyonLyon, Villeurbanne
Montpellier Méditerranée MétropoleMontpellier
Bordeaux MétropoleBordeaux
Pays basqueCommunes de la zone tendue de l'agglomération
Grenoble-Alpes MétropoleGrenoble et communes de la métropole
À Paris, un arrêté préfectoral du 12 juin 2026 a fixé de nouveaux loyers de référence applicables depuis le 1er juillet 2026. Rappel du principe : le loyer de base ne peut pas dépasser le loyer de référence majoré (médian + 20 %) du secteur, du type de logement, de l'époque de construction et du statut vide ou meublé. Un complément de loyer n'est possible que pour des caractéristiques exceptionnelles, et il est interdit si le logement est classé F ou G. Le bailleur qui ne respecte pas l'encadrement s'expose à une amende administrative pouvant atteindre 5 000 € (15 000 € pour une personne morale).

Ne pas confondre avec la limitation à la relocation

L'encadrement du niveau des loyers ne concerne que les villes listées ci-dessus. Dans l'ensemble des communes en zone tendue, un autre mécanisme s'applique : à la relocation ou au renouvellement, le nouveau loyer ne peut pas dépasser le dernier loyer appliqué au précédent locataire, sauf exceptions (travaux importants, loyer manifestement sous-évalué, logement vacant depuis plus de 18 mois). Ce dispositif est reconduit chaque année par décret : le décret n° 2026-644 du 20 juillet 2026 l'a prolongé du 1er août 2026 au 31 juillet 2027.

Peut-on augmenter le loyer d'un logement classé F ou G ?

Non. Depuis le 24 août 2022 en métropole (et le 1er juillet 2024 en outre-mer), le loyer des logements classés F ou G au diagnostic de performance énergétique est gelé. Ce gel vaut pour la révision annuelle en cours de bail, pour la relocation et pour le renouvellement. Il n'y a pas eu de nouvelle loi sur ce point en 2026 : la règle reste pleinement applicable.

Le calendrier de la décence énergétique

Le gel s'ajoute à l'interdiction progressive de louer les passoires thermiques, prévue par la loi Climat et résilience :

  • depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G ne sont plus considérés comme décents pour tout nouveau bail, renouvellement ou reconduction tacite ;
  • à partir du 1er janvier 2028, ce sera le tour des logements classés F ;
  • à partir du 1er janvier 2034, des logements classés E.
En outre-mer, le calendrier est décalé. Par ailleurs, la modification du coefficient de conversion de l'électricité dans le calcul du DPE, entrée en vigueur au 1er janvier 2026, a permis à de nombreux logements chauffés à l'électricité de gagner une classe : si votre DPE date d'avant 2026, il peut être utile d'en vérifier la nouvelle étiquette.

Le projet de loi « Relance du logement »

Présenté en Conseil des ministres le 24 juin 2026, le projet de loi « Relance du logement » prévoit de permettre de relouer certains logements F ou G à condition de s'engager dans des travaux pour atteindre au moins la classe E dans un délai donné. Ce texte n'est pas définitivement adopté à ce jour : tant qu'il n'est pas promulgué, le calendrier actuel s'applique. Ne relouez pas un logement G en comptant sur cet assouplissement.

Quelles sont les mentions obligatoires d'un bail en 2026 ?

Utiliser le nouveau contrat type est le meilleur moyen de n'oublier aucune mention. Voici les points à vérifier pour un bail de location vide signé depuis le 1er octobre 2026.

Les mentions dans le corps du bail

  • l'identité des parties et, le cas échéant, du mandataire ;
  • la date de prise d'effet et la durée (trois ans minimum pour un bailleur personne physique) ;
  • la description du logement, sa destination et sa surface habitable ;
  • le montant du loyer, ses modalités de paiement et, si elle est prévue, la clause de révision avec le trimestre de référence de l'IRL ;
  • en zone d'encadrement, le loyer de référence et le loyer de référence majoré, ainsi que l'éventuel complément de loyer justifié ;
  • en zone tendue, le dernier loyer appliqué au précédent locataire s'il a quitté les lieux depuis moins de 18 mois ;
  • la nature et le montant des travaux réalisés depuis le dernier bail ;
  • le montant du dépôt de garantie (un mois de loyer hors charges maximum en location vide) ;
  • la clause résolutoire avec le délai de six semaines ;
  • le cas échéant, la mention de la servitude de résidence principale.

Les annexes à joindre

  • la notice d'information sur les droits et obligations des parties ;
  • l'état des lieux d'entrée ;
  • le dossier de diagnostic technique : DPE, état des risques, constat de risque d'exposition au plomb (logements construits avant 1949), diagnostics électricité et gaz (installations de plus de 15 ans), état mentionnant l'absence ou la présence d'amiante, et diagnostic bruit dans les zones aéroportuaires ;
  • en copropriété, les extraits du règlement concernant la destination de l'immeuble et l'usage des parties communes ;
  • l'éventuel acte de cautionnement.
Pour aller plus loin sur la gestion au quotidien (quittances, régularisation des charges, relances), consultez notre guide de la gestion locative en Jeanbrun et notre article sur l'assurance loyers impayés.

Et pour le dispositif Jeanbrun ?

Le dispositif Jeanbrun (statut du bailleur privé, article 47 de la loi de finances pour 2026) ajoute ses propres contraintes à ce socle commun. En échange d'un amortissement de 3,5 % à 5,5 % par an de 80 % du prix dans le neuf (3 % à 4 % dans l'ancien rénové), l'investisseur s'engage à louer nu, en résidence principale, pendant 9 ans, à un loyer et à un locataire respectant les plafonds du niveau choisi : intermédiaire, social ou très social.

Le bail Jeanbrun suit le droit commun… avec un plafond en plus

Le bail Jeanbrun est un bail d'habitation classique de la loi de 1989. Depuis le 1er octobre 2026, il doit donc être rédigé sur le nouveau contrat type. Il doit en plus mentionner, ou du moins permettre de justifier, le respect du plafond de loyer du niveau choisi et des plafonds de ressources du locataire, vérifiés à la signature. Nos plafonds Jeanbrun sont actualisés chaque année, et notre outil de calcul du loyer applique le coefficient de surface qui favorise les petits logements.

Encadrement et Jeanbrun : le plafond le plus bas l'emporte

Dans les villes encadrées comme Paris, Lyon ou Bordeaux, deux plafonds coexistent : le loyer de référence majoré de l'arrêté préfectoral et le plafond Jeanbrun. Ils ne se substituent pas l'un à l'autre : le loyer doit respecter les deux. En pratique, le plafond Jeanbrun est souvent le plus contraignant au niveau social ou très social, tandis qu'au niveau intermédiaire, dans certains quartiers, c'est l'encadrement qui peut être plus bas. Un complément de loyer ne peut jamais faire dépasser le plafond Jeanbrun. Pour Paris, notre page investir en Jeanbrun à Paris détaille les zones et les loyers pratiqués.

La révision IRL en Jeanbrun

Vous pouvez prévoir une clause de révision IRL dans un bail Jeanbrun, comme dans tout bail. Mais le loyer révisé doit rester sous le plafond Jeanbrun applicable l'année concernée. Si l'IRL progresse plus vite que le plafond, la hausse est écrêtée. À l'inverse, louer d'emblée au plafond ne laisse aucune marge de révision tant que le plafond lui-même n'est pas relevé.

Passoires thermiques : un non-sujet pour le neuf, un enjeu pour l'ancien

Un logement neuf Jeanbrun, construit aux normes RE2020, n'est pas concerné par le gel des loyers. Dans l'ancien, le dispositif exige des travaux représentant au moins 30 % du prix d'acquisition : bien ciblés sur la rénovation énergétique, ils doivent faire sortir le bien du statut de passoire, faute de quoi le gel des loyers et le calendrier d'interdiction s'appliqueraient pendant l'engagement de 9 ans. Les exigences précises figurent sur notre page DPE et RE2020.

Exemple chiffré : un T2 Jeanbrun à Lyon face à l'encadrement et à l'IRL

Thomas, 41 ans, marié, deux enfants, est dans la tranche marginale d'imposition à 30 %. Il achète en 2026 un T2 neuf de 42 m² à Lyon pour 260 000 €, qu'il loue au niveau intermédiaire du dispositif Jeanbrun. Le bail est signé le 1er décembre 2026, sur le nouveau contrat type, avec une révision annuelle sur l'IRL du 3e trimestre.

Fixer le loyer de départ

Les chiffres ci-dessous sont des hypothèses illustratives : vérifiez toujours le plafond exact de votre bien et l'arrêté préfectoral en vigueur.

ContrainteCalculLoyer maximum mensuel hors charges
Plafond Jeanbrun intermédiaire (hypothèse : 14,50 €/m² × coefficient de surface 1,15)14,50 × 1,15 × 42700 €
Loyer de référence majoré lyonnais (hypothèse : 17,80 €/m²)17,80 × 42748 €
Prix de marché observéAnnonces comparables780 €
Loyer retenuLe plus bas des plafonds700 €
Thomas renonce donc à 80 € par mois par rapport au marché. En contrepartie, l'amortissement Jeanbrun atteint 3,5 % × 80 % × 260 000 € = 7 280 € par an (sous le plafond de 8 000 €), qui viennent effacer l'imposition de ses 8 400 € de loyers annuels et peuvent générer un déficit foncier imputable sur son revenu global, dans la limite de 10 700 € par an. Pour simuler précisément votre propre cas, utilisez notre simulateur Jeanbrun.

La première révision, au 1er décembre 2027

Supposons que l'IRL du 3e trimestre 2027 progresse de 1,8 % par rapport à celui du 3e trimestre 2026 (148,06). La révision donnerait 700 × 1,018 = 712,60 €. Si, dans le même temps, le plafond Jeanbrun 2027 n'a progressé que de 1 %, le loyer maximum passe à 707 € : Thomas ne pourra appliquer que 707 €, et non 712,60 €. L'écart est faible, mais il illustre la règle : en Jeanbrun, c'est toujours le plafond qui a le dernier mot.

Quelles actions mener d'ici la fin de l'année ?

Pour terminer, voici une feuille de route simple pour les propriétaires bailleurs.

Pour vos nouveaux baux

  • Étape 1 : remplacez vos anciens modèles par les contrats types issus du décret du 6 juillet 2026.
  • Étape 2 : vérifiez si votre commune est en zone d'encadrement ou en zone tendue, et reportez les loyers de référence ou le dernier loyer du précédent locataire.
  • Étape 3 : contrôlez l'étiquette DPE avant toute hausse de loyer et avant toute relocation.
  • Étape 4 : en Jeanbrun, conservez les justificatifs du calcul du plafond et des ressources du locataire, en cas de contrôle fiscal pendant les 9 ans.

Pour vos baux en cours

  • Étape 1 : repérez les dates anniversaires et le trimestre IRL prévu dans chaque bail.
  • Étape 2 : envoyez la demande de révision par écrit, sans attendre : elle n'est jamais rétroactive.
  • Étape 3 : suivez l'issue du texte sur l'encadrement des loyers à l'Assemblée avant le 23 novembre 2026, ainsi que le sort du projet de loi « Relance du logement ».
Les informations de cet article sont indicatives et reflètent la réglementation et les textes en discussion à la date de publication. Elles ne constituent pas un conseil juridique ou fiscal personnalisé : rapprochez-vous de votre ADIL, d'un professionnel de la gestion locative ou d'un conseiller avant toute décision.

Questions fréquentes

Quelle est la valeur de l'IRL du 3e trimestre 2026 ?

L'INSEE a publié le 15 octobre 2026 un indice de référence des loyers de 148,06 pour le 3e trimestre 2026 en métropole, en hausse de 1,57 % sur un an. Les indices spécifiques s'établissent à 145,21 dans les départements d'outre-mer et à 143,80 en Corse. Le prochain indice, celui du 4e trimestre, sera publié le 15 janvier 2027.

Faut-il refaire son bail avec le nouveau contrat type d'octobre 2026 ?

Non pour les baux en cours. Le décret du 6 juillet 2026 s'applique aux baux de résidence principale conclus ou renouvelés à partir du 1er octobre 2026. Les contrats signés avant restent valables avec leurs clauses actuelles, y compris le délai de leur clause résolutoire. Vous utiliserez le nouveau modèle lors du prochain renouvellement ou d'une nouvelle location.

Comment calculer la révision de loyer avec l'IRL ?

Multipliez le loyer hors charges actuel par le nouvel IRL, puis divisez par l'IRL du même trimestre de l'année précédente. Avec un bail indexé sur le 3e trimestre, un loyer de 800 € devient 800 × 148,06 / 145,77, soit 812,57 €. La révision doit être prévue au bail, demandée par le bailleur et n'est pas rétroactive.

L'encadrement des loyers s'arrête-t-il en novembre 2026 ?

Pas forcément. L'expérimentation expire le 23 novembre 2026, mais le Sénat a voté le 21 octobre une prolongation de deux ans, jusqu'en novembre 2028, pour les seules villes déjà concernées. Pour qu'elle s'applique à temps, l'Assemblée nationale doit adopter le même texte sans modification avant l'échéance. Surveillez l'actualité parlementaire de novembre.

Peut-on augmenter le loyer d'un logement classé F ou G ?

Non. Depuis le 24 août 2022 en métropole, le loyer des logements classés F ou G au DPE ne peut être augmenté ni lors de la révision annuelle, ni à la relocation, ni au renouvellement du bail. Les logements G ne sont en outre plus décents pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025, et les F suivront en 2028.

Un bail Jeanbrun doit-il respecter l'encadrement des loyers ?

Oui. Le bail Jeanbrun est un bail d'habitation soumis à la loi de 1989 et aux règles locales. Dans une ville encadrée, le loyer doit respecter à la fois le loyer de référence majoré et le plafond Jeanbrun du niveau choisi. C'est le plus bas des deux qui s'impose, et un complément de loyer ne peut pas faire dépasser le plafond du dispositif.

Sources

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